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mardi 16 juillet

LES INTEMPORELS

Les intemporels sont des temps dédiés aux créations en cours de réalisation, à destination des professionnels, mais également ouverts au public. Nous vous entrouvons la porte de l’autre côté du spectacle vivant : y sont présentés des lectures, des spectacles en chantier, des maquettes de projets à venir et des débats. Chaque événement est suivi d’un temps convivial pour échanger avec les équipes artistiques. Tous les évènements sont en entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

11h00 – maquette
La Stupéfaction de Marie Provence

Mathilde, Peter et Fred se retrouvent dans un lieu imaginaire, ébranlés par la violence d’une rupture traumatique. Ensemble, ils cherchent à en faire le récit pour pouvoir s’en émanciper. La force se mêle à la vulnérabilité et la fiction ouvre l’espace du fantasme et du désir. Dans une société marquée par l’injonction au bien-être et à la résilience, La Stupéfaction propose un autre chemin, celui de l’expérience du collectif. Par le biais de l’humour et de l’absurde, les codes du tragique et du fatalisme sont bousculés, ouvrant les champs du possible.

mise en scène Marie Provence dramaturgie Pierre Chevallier et Thomas Pondevie avec Johanna Bonnet, Guillaume Cantillon, Leslie Granger scénographie Claudine Bertomeu création sonore Sylvain Montagnon


coproduction : Théâtre Joliette, Scène conventionnée art et création – expressions et écritures contemporaines.
soutiens : La Chartreuse, Centre National des écritures du spectacle – La Fabrique Mimont – Ville de Marseille – DRAC PACA (aide à la résidence) – La Maison des Auteurs et Autrices Dramatiques collectif le Gueuloir a.s.b.l en partenariat avec la Kulturfabrik

 

14h00 – lecture
Je suis été de Catherine Monin

Les jeux télé m’ennuient.
Ne me dites pas que ça me ferait travailler la cervelle, la mienne galope déjà dans l’ouest sauvage.

Sur les crêtes je tiens. Je suis à la pointe de l’âge, sur le pic du circonflexe, tout au sommet.
J’ai pas la vie devant moi voyez mais tout autour.
Une vue panoramique comme qui dirait.

« Colette a …. Et des poussières…… Elle va nous plonger dans son ordinaire, jusqu’au paroxysme, révélant contre toute attente une exploration singulière. Loin des passions élémentaires, elle donne à voir ce qui ne s’aperçoit que dans le demi-jour et les heures retran- chées de la vie, elle gratte la surface pour nous laisser capter ce qu’elle gagne en lame de fond, en puissance vitale. » Catherine Monin

L’écriture de Catherine Monin porte un regard ébahi sur le monde tout en questionnant notre récurrente incapacité à le goûter pleinement. Ses figures sont la proposition d’un contre-modèle à la performance, une résistance à une productivité de soi, un courant remonté jusqu’à une source élargie, émancipée, singulière.

conception et interprétation Véronique Kapoïan-Favel collaboration artistique et mise en jeu Béatrice Jeanningros composition musicale et sonore Sophie Martel scénographie Delphine Sabouraud chargée de Production Marie Genilleau

16h00 – table ronde
Privation de liberté et droits de l’homme, où en sommes-nous vraiment ?

Les personnes privées de liberté doivent être traitées dans le respect des droits de l’Homme, et leur dignité doit être préservée. C’est l’objet de l’avis adopté en mars 2022 sur l’effectivité des droits fondamentaux en prison. Mais en 2024, face à la surpopulation carcérale, quelles nouvelles méthodes à adopter ?

avec Christiane Taubira, femme politique et écrivaine – Evelyne Sire Marin, présidente de chambre honoraire de cour d’appel et vice-présidente de la Ligue des Droits de l’Homme – Céline Roux, adjointe de la Défenseure des droits.

18h30 – lecture
4:48 Psychose / carte blanche aux éditions de L’Arche

Nous proposerons une lecture par la comédienne Nantene Traore d’extraits de l’œuvre 4:48 Psy- chose de Sarah Kane à l’occasion de la parution à L’Arche de la nouvelle traduction de Vanasay Khamphommala dans la collection Des écrits pour la parole. Un événement éditorial dont nous parlera Claire Stavaux, directrice de L’Arche, à l’issue de la lecture. La lecture – rencontre sera suivie d’un moment convivial avec le public autour d’un verre devant le Théâtre Transversal.

Entre poésie convulsive et désespoir clinique, 4 : 48 Psychose est un chant d’amour empreint d’une solitude abyssale et traversé d’une lumière crue. Avant de disparaître, une figure anonyme adresse sa prière au monde, entre rage et catalepsie. Rejetant une rationalité psychiatrique irres- pirable, elle dit sa fêlure sans suture, sa soif de vie et de vérité, sa quête d’absolu et de beauté. En regard de ce texte testamentaire, Skin, l’un des premiers textes de Sarah Kane, donne à voir à sa source la violence la plus viscérale.

Publié pour la première fois à L’Arche en 2001, 4 : 48 Psychose est un poème devenu iconique. Cette nouvelle traduction de Vanasay Khamphommala délivre la force inouïe du texte de Sarah Kane, sa puissance transformatrice qui, en mettant en crise la langue et les corps, décloisonne les imaginaires de genre et les érotismes.