LES (IN)TEMPORELS
mardis 13, 20 et 27 juillet

Les (in)temporels sont des rencontres dédiées à des créations en cours. Les artistes que nous accompagnons sur le long terme sont invités à présenter une lecture, un chantier, l’endroit où ils en sont de leur travail.

Ces rencontres sont gratuites, et nous vous offrons un apéritif convivial à partager avec l’équipe artistique pour prendre le temps d’échanger. Un luxe en période de festival !

Venez prendre le temps avec nous, il fait bon vivre au Transversal.

On n’est pas là pour disparaître

On n’est pas là pour disparaître raconte l’histoire de Monsieur T., atteint de la maladie d’Alzheimer, qui le 6 juillet 2004 a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. La voix de Monsieur T. s’entrecroise avec celles de ses proches, des médecins et de l’autrice elle-même. Ce feuilletage de discours fait résonner, en chacun de nous, l’angoisse suscitée par l’oubli et l’effacement de la mémoire. Ces bribes de dialogues saisissent sur le vif le processus de dépossession de soi-même causé par la maladie d’Alzheimer et laissent entrevoir, dans cette perte, une possibilité de se réinventer.

« J’imagine l’acteur Yuming Hey seul sur scène dans une atmosphère très blanche, très froide, presque médicale. Je veux garder l’indétermination des voix qui, dans le texte d’Olivia Rosenthal, fait écho à la perte d’identité. Le corps de l’acteur sera traversé par ces voix qui le dépassent et qui, chacune à leur manière, cherchent à endiguer l’effacement. »

Mathieu Touzé

théâtre avignon spectacle
De Olivia Rosenthal
Mise en scène et adaptation Mathieu Touzé
Texte lu par Yuming Hey
Accompagnement musical Rebecca Meyer
Création vidéo Justine Emard
Création lumière Renaud Lagier
Assistanat à la mise en scène Hélène Thil
Production  Collectif Rêve Concret, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN, Théâtre 14

Seul(s)

Il y a Vierzon, Question pour un champion, Jacques Brel. Il y a son obsession pour la cigarette, ses amours perdus, ses séjours en hôpital psychiatrique. Il y a la maladie de sa mère, le rire de son père, la dureté de sa grand-mère.

Il y a ses mots, drôles, bruts, sincères qui traduisent peu à peu son implacable folie.

Il s’accroche alors à l’essentiel: son humour, ses rêves, et son envie de vivre.

Malgré tout.

Seul.

Comme sa mère.

Seul.

Comme son père.

Seul.

Comme tous ses fantômes familiaux.

Seuls.

théâtre avignon spectacle
 
De et avec Olivier Duverger Vaneck
Mise en scène et scénographie Thomas Vignolles Ha Van
Soutiens MTD d’Epinay-sur-Seine – du Carreau du Temple (Paris) – du Théâtre Transversal – de la Scène Nationale de Chateauvallon-Liberté

Vernon Subutex

« Souviens-toi,Vernon, on entrait dans le rock comme on entre dans une cathédrale, et c’était un vaisseau spatial cette histoire. »

Vernon Subutex a 45 ans, il est disquaire. Ayant connu ses heures de gloire dans les années 80, la crise du disque lui a fait perdre son emploi, et, de fil en aiguille, son appartement. Pour trouver un endroit où dormir, Vernon va devoir reprendre contact avec ses anciens amis.

Tous fans de rock à vingt ans, que sont-ils devenus à l’approche de la cinquantaine ? À travers une galerie fulgurante de personnages désenchantés, on découvre la fin d’un monde, l’impasse d’une utopie de jeunesse. Peu à peu, Vernon glisse vers l’exclusion sociale et se retrouve à la rue.

À la fois tendre et sans concession, rock, noir et lumineux, Vernon Subutex dresse le portrait magnifique d’un loser-héros, et délivre un regard critique et féroce sur la société d’aujourd’hui.

théâtre avignon spectacle
 De Virginie Despentes
Mise en scène et adaptation Elya Birman
                                                    Clémentine Niewdanski
Avec Elya Birman
          Joséphine de Meaux
          Kader Lassina Touré
          Jean-Christophe Laurier
          Nolwenn Le Du
          Clémentine Niewdanski 
Création musicale Vincent Hulot
Scénographie Estelle Gautier

On n’est pas là pour disparaître

On n’est pas là pour disparaître raconte l’histoire de Monsieur T., atteint de la maladie d’Alzheimer, qui le 6 juillet 2004 a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. La voix de Monsieur T. s’entrecroise avec celles de ses proches, des médecins et de l’autrice elle-même. Ce feuilletage de discours fait résonner, en chacun de nous, l’angoisse suscitée par l’oubli et l’effacement de la mémoire. Ces bribes de dialogues saisissent sur le vif le processus de dépossession de soi-même causé par la maladie d’Alzheimer et laissent entrevoir, dans cette perte, une possibilité de se réinventer.

« J’imagine l’acteur Yuming Hey seul sur scène dans une atmosphère très blanche, très froide, presque médicale. Je veux garder l’indétermination des voix qui, dans le texte d’Olivia Rosenthal, fait écho à la perte d’identité. Le corps de l’acteur sera traversé par ces voix qui le dépassent et qui, chacune à leur manière, cherchent à endiguer l’effacement. »

Mathieu Touzé

théâtre avignon spectacle
De Olivia Rosenthal
Mise en scène et adaptation Mathieu Touzé
Texte lu par Yuming Hey
Accompagnement musical Rebecca Meyer
Création vidéo Justine Emard
Création lumière Renaud Lagier
Assistanat à la mise en scène Hélène Thil
Production  Collectif Rêve Concret, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN, Théâtre 14

En URSS avec Gide, mon journal

Intellectuel engagé ou écrivain dégagé ? Est-ce qu’on choisit ? En 1936, le célèbre et sulfureux André Gide soutient la révolution soviétique. Le Parti communiste l’invite en URSS, espérant qu’il fasse la publicité du régime. Gide accepte, et séjourne deux mois en Union soviétique,accompagné de cinq autres écrivains : Pierre Herbart, Eugène Dabit, Louis Guilloux, Jef Last et Jacques Schiffrin. Mais rien ne se passe comme prévu, et dès son retour en France, Gide publie Retour de l’URSS, dans lequel il dénonce le stalinisme naissant.

Fille d’un poète communiste, petite-fille d’émigrés russes, je remonte le temps et fais à mon tour le voyage. Je compare les souvenirs des uns et des autres, j’interroge les miens, et j’essaie de comprendre.

Pourquoi Gide a-t-il été si peu écouté ?

Pourquoi tant d’écrivains ont-ils choisi de se taire ?

L’appartenance à une minorité sexuelle est-elle une arme de discernement ?

Pourquoi mon père est-il resté si longtemps communiste ?

théâtre avignon spectacle
De Cécile Vargaftig
Texte lu par Dominique Frot

Carte blanche au Collectif Unitaire 84

Le jour de la conférence de presse du Festival d’Avignon, en direct de La Fabrica, le Collectif Unitaire 84 s’invite et prend la parole. Ce jour-là, La Fabrica devient le 83ème lieu de culture occupé en France. Ce collectif comprend des intermittents du spectacle mais pas seulement, il regroupe et défend les droits de tous les intermittents de l’emploi.

Aujourd’hui, la lutte n’est pas finie. Si la loi de réforme de l’assurance chômage est votée, c’est une baisse des minimums sociaux de tous les professionnels qui travaillent de manière discontinue.

Rendez-vous donc à 11h pour une première rencontre, et tout au long de la journée pour des tables rondes et des débats. Dans une ambiance conviviale et festive, nous souhaitons informer et faire réagir.

Le Collectif Unitaire 84 souhaite vous conviez à une après-midi d’information et de débat sur le thème : Y’a pas que le Covid dans la vie, qui prendra la forme d’une Agora. Restons mobilisés suite aux récentes annonces concernant nos droits sociaux.

théâtre avignon spectacle

Le Transversal solidaire contre la réforme de l’assurance chômage