Truffaut - Correspondance

Truffaut-Correspondance, c’est notre Truffaut, celui qui nous parle, celui qui raconte une époque, un homme et au final un peu du monde qui nous entoure. Truffaut- Correspondance est un spectacle impressionniste, un portrait en creux du cinéaste où s’exprime par petites touches et à travers un choix de lettres éminemment subjectif ce qui, chez lui, nous bouleverse et nous remue. On y parle enfance (beaucoup), cinéma (un peu), politique (parfois) et surtout de ce qui nous construit et fait de nous des humains pétris de contradiction. Il faut dire et entendre Truffaut pour se rendre compte à quel point, l’homme est auteur autant que cinéaste.

La correspondance de François Truffaut sur scène
Ces lettres de François Truffaut sont – pour nous – une matière théâtrale formidable, à l’image de ce que sont certains romans ou certaines pièces épistolaires. Elles racontent en creux le cinéaste révolutionnaire, devenu classique par la force des ans, mais elles sont surtout une cartographie passionnante des sentiments artistiques, amoureux ou amicaux : de la colère de la lettre à Godard à la délicatesse infinie de la lettre à Sarah Racine-Freess, de la mutinerie espiègle et littéraire des lettres à Robert Lachenay à celle, beaucoup plus protocolaire, destinée à Alain Peyreffite, des clins d’œil de soutien à Alain Souchon à ceux faits à Nathalie Baye…

Sur scène, il ne s’agit pas d’‘‘être’’ François Truffaut. Ni dans son phrasé, ni dans sa gestuelle. Il s’agit d’incarner des passions, des envies, des colères, en somme tout ce qui transpire de ces lettres et qui les rend universelles. Le comédien est accompagné par un pianiste dont la partition laisse la part belle à l’improvisation et à l’évocation des thèmes musicaux chers à François Truffaut.

Cie Les ailes de Clarence

d’après le recueil de correspondance de François Truffaut
mise en scène 
Judith d’Aleazzo et David Nathanson
avec David Nathanson
au piano Antoine Ouvrard ou Pierre Courriol
scénographie Samuel Poncet
création lumière Julie Lola Lanteri et Erwan Temple

avec le soutien de la Spedidam, de la Manekine et des Tréteaux de France