Création 2008
Le cas Gaspard Meyer

La naissance d’un enfant, la délivrance pour la mère, est un moment merveilleux. A cette minute, le monde s’arrête pour les parents heureux qui comprennent la charge qui leur revient dans les bons et les mauvais moments… Pour ce petit être c’est là que les épreuves… Un tout moment de sa vie, il sera confronté aux règles de savoir vivre qui demandent le guider dans sa recherche du bonheur. Que ce soit lors de son enfance, ses fiançailles, son mariage ou sa cérémonie mortuaire, il devra s’adapter aux convenances de notre belle société. Il passera par tous les états, du rire euphorique à la consternation la plus béante devant les rigueurs impitoyables de la bienséance.

Question: les règles du savoir vivre de notre société (passé, présente ou à venir) seraient-elle un canevas ou plutôt un carcan? A vous de venir vous faites votre propre opinion à travers ce voyage qui vous évoquera, j’en suis sûr, une partie de votre propre vécu.

En moins de vingt-cinq ans, Jean-Luc Lagarce a écrit 25 pièces de théâtre. Si certaines étaient éditées en tapuscrit par le Théâtre Ouvert (Paris) ou mises en voix pour la radio, seules quelques unes étaient montées de son vivant par d’autres metteurs en scène. De ses premiers textes inspirés du théâtre de l’Absurde à l’ultime pièce, Le Pays lointain, Jean-Luc Lagarce n’a plus cessé de creuser le sillon d’une écriture théâtrale de son temps.Gaspard Meyer, vingt-deux ans, est le fils héritier d’une grande famille de financiers. Le 8 janvier 1995, à Genève, il convoque la presse internationale et l’informe qu’il va déposer plainte contre le groupe Meyer Finances, dirigé par son père, pour association de malfaiteurs, violation du droit international et crime contre l’humanité. Le jeune homme disparaît toute la nuit. Le lendemain à l’aube, il est retrouvé dans la propriété familiale, sur un court de tennis désaffecté. Le professeur Artmann, accompagné d’infirmiers psychiatriques se présente alors devant lui.

Il propose au jeune homme, avant qu’il ne soit interné d’office de s’entretenir avec lui.


Mise en scène Laetitia Mazzoleni
Avec Noam Cadestin
          Olivier Klugherz
Création lumière Sébastien Piron