les 18 et 19 mars à 20h
Speak White

SPEAK WHITE, c’est une ode aux voix qui s’élèvent et qui laissent une empreinte, un accent.

SPEAK WHITE, c’est la rencontre entre une musique et un poème ou un discours, la parole d’une femme, d’un homme. Plus exactement la rencontre entre une musique et la musique de cette parole.

SPEAK WHITE, c’est un univers de mots et de sons qui se télescopent, pas initialement pensés l’un pour l’autre, pas construits pour se rendre « beaux mutuellement » mais dont l’union invite l’auditeur à une écoute nouvelle.

SPEAK WHITE, c’est l’effrontée liberté de provoquer, dans une époque trouble ou les rythmes divergent et les harmonies fuient, un face à face entre des histoires, des tranches de vies, et une musique… commune.

La québécoise Michèle Lalonde a écrit le poème engagé « Speak white » en plein contexte de révolte. Tandis que le Québec se lève pour affirmer sa culture et sa langue, elle le lit pour la première fois à Montréal le 27 mars 1970. L’expression Speak white était alors une injure raciste. Elle était utilisée dans l’Ouest canadien, pour agresser ceux qui, appartenant à un groupe minoritaire, se permettaient, dans un lieu public, de parler autre chose que l’anglais. Le poème est rapidement adopté par le public, affiché tel un manifeste, et considéré comme séparatiste par les autorités de l’époque.

La découverte de ce poème est la genèse de ce projet.

C’est la deuxième carte blanche à Lambert Angeli au « Transversal ». D’ailleurs ce mot lui va bien. Musicien issu de la scène rock mais soucieux d’éviter les clivages de styles, Lambert Angeli téléscope les disciplines et les esthétiques.
Attiré par les musiques dites “inclassables” (mais pas seulement), il participe (entre autres) à des projets artistiques avec Guigou Chenevier, Fred Frith, Gilles Laval…
Il compose pour une dizaine de pièces de théâtre ainsi que pour des ciné-concerts et autres projets protéiformes (lectures, installation visuelle et sonore, danse…)