L'Autre Compagnie
Noir et Humide

Conte initiatique contemporain et obsessionnel, cette histoire nous rappelle la puissance des sentiments de l’enfance et de la lutte farouche du désir contre la peur et l’interdit.

On suit Lene, petite fille qui profite de l’absence de sa mère pour réaliser ce qui lui est formellement interdit : descendre à la cave, là où il fait noir et humide et où il y a des choses noires et humides qu’elle ne connaît pas. Pour ce faire, elle devra surmonter sa peur, braver les interdits, dérober la lampe de poche de son frère Asle et descendre à la cave…

Une plongée immersive et sensorielle dans le monde de l’enfance.

Le spectacle est une forme théâtrale, visuelle et musicale dans laquelle évoluent le musicien, la vidéaste-plasticienne et la comédienne. Tous trois, en lien permanent les uns avec les autres, nous plongent dans un voyage sensoriel et délicat où nous sommes invités à laisser résonner nos propres souvenirs d’enfance et à en ressentir à nouveau la force extrême.

De Jon Fosse
Traduction Terdje Sinding
Mise en scène Frédéric Garbe
Avec Camille Carraz
          Vincent Hours
          Pauline Léonet

Univers sonoreVincent Hours

Sculptures papier et création vidéo Pauline Léonet
Proposition graphique Julien Chiclet
Production L’Autre Compagnie 
Coproduction Théâtre Transversal
Soutiens Ville de Toulon – Métropole Toulon Provence Méditerranée – Département du Var – Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur – DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

Partenaires Châteauvallon-Liberté, scène nationale – Théâtre Transversal, Avignon

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté. 

La presse en parle

LA REVUE DU SPECTACLE … Un très grand moment de poésie pure, où la plastique des compositions de la vidéaste-sculptrice Pauline Léonet se fondant dans l’univers sonore créé par Vincent Hours vient épouser le jeu épuré de Camille Carraz, interprète semblant faite pour ce rôle au point où l’on imagine mal autre qu’elle pour « rendre conte » (sic) de l’innocence de cette petite fille habitée par le désir. Frédéric Garbe, le mentor resté dans l’ombre de cette belle entreprise collective, n’a décidément pas choisi au hasard le nom de sa compagnie, lui qui fait si bien entendre « l’autre scène » sur le plateau de ses créations. 

LA PROVENCE  C’est un bijou, comme sait en offrir le metteur en scène toulonnais Frédéric Garbe. Au plateau, dans un écrin noir, le compositeur Vincent Hours, la vidéaste-scénographe Pauline Léonet et une comédienne. Seuls sont éclairés le visage et les mains. Mais cette distance assumée n’empêche pas Camille Carraz, dirigée avec une minutie d’orfèvre, de faire passer, entre non-dits et sous-dits, les pensées et émotions de l’enfant, son immense détermination à avancer dans la vie. Variations de la voix, visage et mains frémissants, regards-public, présence intense de la comédienne, nappes musicales, dessins mobiles et objets oniriques d’une transparence glacée, nous emballent dans une envoûtante aventure sensorielle ! 

OUVERT AUX PUBLICS  Frédéric Garbe a construit ce spectacle tel un précieux moment à partager. Les miniatures se découvrent au regard au fur et à mesure de la représentation. Réalisées par Pauline Leonet, ces sculptures de papier encerclent la comédienne qui actionne, par ses mots, leur éclairage. Avec sa voix douce et ronde, Camille Carraz laisse entendre le moindre mot du récit. La direction de jeu est menée avec précision, sur le fil, pour une expérience des plus immersives. Laissez-vous tenter par ce précieux moment. 

ZIBELINE Camille Carraz est éblouissante dans ce spectacle de Jon Fosse écrit pour le jeune public, et mis en scène par Frédéric Garbe. Ses gestes, le trouble dans sa voix, ses peurs surmontées sont celles de l’enfance, pas la mièvre mais la forcenée, la désirante. Elle descendra à la cave, noire et humide, pour connaître, transgresser, s’affranchir… Les dialogues de Jon Fosse avec leurs incises narratives, les sculptures et vidéos de Pauline Léonet, blanches dans le noir, la musique de Vincent Hours, qui tisse des épaisseurs sonores qui inquiètent puis rassurent et inquiètent encore… tout concourt à la beauté formelle d’un spectacle à mettre dans toutes les mains, des plus jeunes aux plus vieux qui y retrouveront leur enfance inavouée.